Forum de l’Association Bon Usage du Médicament – 8 septembre 2026

Bon usage du médicament :
levier de la pertinence des soins

Quelle stratégie au service d’une politique de santé efficace, coordonnée et soutenable pour le prochain quinquennat 2027-2032 ?

Le bon usage du médicament n’est pas un sujet technique secondaire : c’est un levier essentiel à la pertinence des soins, la qualité de prise en charge et la soutenabilité du système de santé qui justifie de le positionner comme partie intégrante de la stratégie de santé à 3 ans

ADERE

ADERE : accompagner les patients dans la durée pour améliorer l’adhérence et le bon usage du médicament

ADERE est une solution digitale d’accompagnement patient dédiée à l’adhérence thérapeutique et au bon usage du médicament dans les maladies chroniques incluant également le respect des rendez-vous de suivi et des règles d’hygiène de vie.

Son ambition est simple : aider les patients à mieux comprendre leur traitement, à mieux l’intégrer dans leur vie quotidienne, à repérer les situations de décrochage et à maintenir dans la durée les bons comportements de santé, en lien avec les professionnels et les acteurs du parcours de soins.

PillQare

En quoi consiste le projet ?

PillQare est un dispositif médical connecté conçu pour sécuriser et simplifier la prise de médicaments à domicile. Grâce à un pilulier intelligent, une application mobile et un système de télésurveillance, la solution accompagne les patients dans leur traitement tout en rassurant leurs proches et les professionnels de santé.

Notre ambition est de lutter contre la mauvaise observance médicamenteuse, un enjeu majeur de santé publique responsable chaque année de nombreuses hospitalisations évitables et d’une perte de chance pour les patients.

Le méta-réseau PROMISE: une réponse structurante et interprofessionnelle dans la lutte contre l’antibiorésistance

Auteurs : Y. Lacotte, E. Pfender, Y.E. González-Flores, M.C. Ploy, au nom du consortium PROMISE

L’antibiorésistance est aujourd’hui une menace majeure de santé publique. Chaque année, elle serait responsable de 1,1 à 1,3 million de décès dans le monde dont 33 000 en Europe. Entre 2025 et 2050, ce sont 39 millions de personnes qui pourraient décéder des suites d’une infection bactérienne résistante aux antibiotiques. L’antibiorésistance entraîne par ailleurs 2,5 millions de journées d’hospitalisation supplémentaires et coûte 1,5 milliard d’euros par an. Cette problématique dépasse largement le cadre de la santé humaine. L’utilisation inappropriée ou excessive d’antibiotiques en médecine humaine, en médecine vétérinaire, mais aussi en agriculture/élevage favorise la sélection et la dissémination de bactéries résistantes qui circulent entre humains, animaux et écosystèmes environnementaux. Ce mésusage contribue également à polluer durablement nos écosystèmes environnementaux avec des résidus d’antibiotiques susceptibles de favoriser la sélection et la dissémination de bactéries résistantes dans les eaux de surface et les sols. De plus, il est important de noter que l’acquisition de résistances par les bactéries est aggravée par d’autres facteurs tels que l’utilisation de biocides et la consommation d’autres médicaments non antibiotiques.

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