Programme DPC : Les anticoagulants oraux directs (AOD) en pratique de ville – Formation DPC

Les anticoagulants oraux directs (AOD) ont transformé la prise en charge principalement de la fibrillation atriale mais également de la maladie veineuse thromboembolique par la facilité de leur prescription et leur sécurité d’emploi.
Nous disposons actuellement en France des médicaments antivitamines K (AVK) mais aussi de 3 AOD qui peuvent être également un traitement de première intention : apixaban (Eliquis), rivaroxaban (Xarelto), dabigatran (Pradaxa). ; edoxaban (Lixiana) n’étant pas actuellement pas commercialisé.
Tous ont été comparés à la warfarine et ont obtenu un avis favorable au remboursement.
Le choix entre ces 2 familles d’anticoagulants sera fait au cas par cas en tenant compte notamment du risque hémorragique, de l’âge et du poids, de la fonction rénale, de la qualité prévisible de l’observance, de la capacité du patient à suivre le degré d’anticoagulation pour les AVK, de la préférence du patient après une information adaptée.
Lors de la prescription d’un AOD, il convient de prendre en considération son élimination rénale et les modalités de prescription propres à chaque médicament telles que le nombre de prise, les critères de réduction de dose, les interactions médicamenteuses ainsi que les précautions d’emploi et les contre-indications.
Le dabigatran est l’AOD qui est le plus éliminé par voie rénale et le seul qui est contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale sévère.
L’apixaban a le meilleur niveau de preuve dans la démonstration de son intérêt versus warfarine.
Il n’existe à l’heure actuelle aucun argument scientifique pour remplacer un traitement par un anticoagulant oral efficace et bien toléré par un autre.
La Haute Autorité de santé a identifié différents mésusages des AOD, en particulier :
– des sous dosages intentionnels, visant à diminuer le risque de saignement. Cette pratique n’a démontré ni son efficacité, ni son innocuité.
– en deuxième lieu, leur utilisation en dehors de toute recommandation, chez des patients sans facteur de risque thrombo-embolique (CHA2DS2-VASC=0) ou ayant une maladie valvulaire pour les AOD.
En cas de fibrillation atriale, le traitement par AOD sera discuté en fonction du score de la grille CHA2DS2-VASc.
Le non-respect des modalités de prescription des anticoagulants oraux expose les patients à une augmentation du risque thrombotique ou hémorragique.
On utilise le rivaroxaban (Xarelto) en monothérapie ; les 2 autres AOD étant utilisés en bithérapie.
Au décours d’une embolie pulmonaire, il est important d’évaluer la durée du traitement des AOD en fonction d’un facteur transitoire ou persistant.
Les AOD ne doivent pas être utilisés chez les femmes enceintes ou allaitantes.

A l’issue de cette session les participants seront en mesure de :

Identifier les patients devant bénéficier d’un traitement par AOD par rapport aux AVK
Gérer au mieux la prescription des AOD dans les différentes situations à risque
Prescrire un AOD chez le patient âgé présentant une dysfonction rénale
Evaluer la durée du traitement par AOD chez le patient présentant une maladie veineuse thrombo-embolique

Informations sur la formation DPC :

Référence de l’action : 10762200015
Sigle ODPC : AMF2i
Identifiant ODPC : 1076
Profession(s) visée(s) : Médecin
Type d’action : Formation continue
Format de l’action : Mixte
Prix de vente en € : 855,00€
Effectif Maximum par Session : 30

Consultez et trouvez votre formation DPC sur le site officiel de l’Agence nationale du Développement Professionnel Continu

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