Programme DPC : Formation DPC – Quand et comment prescrire un anticoagulant oral direct ?

Contexte :
Il existe 2 classes d’anticoagulants oraux : les antivitamines K (AVK) utilisés en cas de fibrillation auriculaire (valvulaire ou non valvulaire) et les anticoagulants oraux d’action directe (AODs) utilisés en cas de fibrillation auriculaire non valvulaire. Dans une nouvelle fiche de Bon Usage du Médicament (BUM) publiée début juin 2018, la Haute Autorité de Santé (HAS) repositionne en première intention les AODs, au même rang que les AVK, dans la stratégie de prise en charge de la fibrillation auriculaire non valvulaire. Ainsi, la HAS recommande désormais de choisir entre AOD et AVK au cas par cas, en fonction de différents critères comme le risque hémorragique, la fonction rénale, l’âge et le poids, la capacité d’observance, etc.
Les AODs sont d’utilisation complexe ; il s’agit d’une classe de médicaments hétérogènes en termes de recommandations d’utilisation et de profils pharmacologiques. Ils représentent en cela une pratique d’utilisation nouvelle et peuvent être à l’origine d’une utilisation inappropriée.
En effet, la HAS a identifié différents mésusages des AODs, notamment des sous dosages intentionnels visant à diminuer le risque de saignement (alors que cette pratique n’a démontré ni son efficacité, ni son innocuité), ou une utilisation en dehors de toute recommandation, chez des patients sans facteur de risque thrombo-embolique ou ayant une maladie valvulaire. Le non-respect des modalités de prescription des AODs expose les patients à une augmentation du risque thrombotique ou hémorragique.
Le médecin généraliste doit donc maîtriser parfaitement les conditions de prescription de cette classe thérapeutique et être capable d’en évaluer le rapport bénéfice/risque en fonction de la pathologie et du patient. Cela sous-entend : i) une très bonne connaissance et le strict respect par les prescripteurs des conditions d’utilisation des autorisations de mise sur le marché de ces médicaments (indications, posologies, schéma d’administration, durées de traitement, contre-indications et précautions d’emploi, prise en compte des interactions médicamenteuses, etc.), ii) le respect des recommandations de bon usage de la HAS, iii) un usage adapté à chaque patient et la surveillance en cours de traitement avec réévaluation régulière de la tolérance et de l’efficacité, iv) une coordination optimale du parcours de soins, et une bonne adhésion des patients.

Le programme de cette action de formation se déroulera en quatre temps :
1. En suivant la méthode de l’audit clinique, chaque participant devra sélectionner une dizaine de dossiers patients (patients vus en consultation avant la session de formation continue présentielle) selon des critères bien déterminés, en lien avec le sujet traité, et procéder au remplissage d’une grille d’audit permettant d’évaluer les différents aspects de sa pratique professionnelle.
2. Le programme de la session de formation continue présentielle comportera deux parties. La première partie permettra aux participants de faire un état des lieux global de leurs connaissances sur les AODs grâce à des rappels généraux sur le mécanisme d’action, la pharmacocinétique et les contre-indications de ces traitements. Les modalités du suivi d’un patient traité par AOD seront ensuite exposées. La plus grande partie de l’intervention concernera les conditions de prescription des AODs, notamment dans la fibrillation auriculaire, et la prévention du risque thrombo-embolique et hémorragique chez les patients traités. Les conditions de prescription dans la maladie veineuse thrombo-embolique, l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs et le cancer actif seront également abordées. L’intervenant conclura sur les avantages/inconvénients des AODs au niveau médical et économique.
Au cours de son intervention, l’orateur s’appuiera sur les résultats d’études choisies parmi les plus récentes disponibles dans la littérature scientifique et médicale. La seconde partie de cette action de formation continue présentielle sera consacrée à l’analyse de cas cliniques représentatifs de diverses situations pouvant être rencontrées en médecine générale. Les participants seront alors invités à partager leur point de vue et échanger avec le reste de l’auditoire et l’intervenant. Une synthèse des modalités de prise en charge de chaque cas sera systématiquement présentée, étayée d’un rappel des principales recommandations officielles.
3. En se basant toujours sur la méthode de l’audit clinique, chaque participant devra sélectionner une dizaine de dossiers patients (patients qui se sont présentés en consultation après la session de formation continue présentielle ou à venir) selon les mêmes critères qu’établis précédents, et procéder au remplissage de la même grille d’audit permettant d’évaluer les différents aspects de sa pratique professionnelle afin de constater les écarts éventuels avec le(s) référentiel(s) retenu(s) et de constater les éventuelles améliorations.
4. Le professionnel de santé procédera à l’ana

Informations sur la formation DPC :

Référence de l’action : 92382200009
Sigle ODPC : R.L.C.F.
Identifiant ODPC : 9238
Profession(s) visée(s) : Médecin
Type d’action : Evaluation des pratiques professionnelles,Formation continue
Format de l’action : Mixte
Prix de vente en € : 836,00 €
Effectif Maximum par Session : 40

Consultez et trouvez votre formation DPC sur le site officiel de l’Agence nationale du Développement Professionnel Continu

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