Programme DPC : Bon usage de la toxine botulique en neurologie dans les cas de dystonie et de spasticité – Formation DPC

Il y a environ 45000 patients souffrant de dystonies primaires en France, les dystonies secondaires ne sont pas évaluées mais sont fréquentes dans les syndromes parkinsoniens et la maladie de Wilson entre autres. La spasticité est secondaire à une paralysie d’origine centrale cérébrale ou médullaire, ses étiologies sont multiples comme l’AVC, la SEP, séquelles d’hypoxie, traumatismes crâniens, tumeurs, maladies dégénératives…Les conséquences de la dystonie et de la spasticité sont motrices, fonctionnelles, mais ont également des retentissements sur la vie sociale, professionnelle, familiale et psychique. Les médicaments utilisables par voie générale ont un effet souvent partiel ou sont mal tolérés, et certains troubles du tonus justifient le recours à la chirurgie ; enfin, le recours à une technique focalisée de traitement peut être préférable à un traitement par voie générale.

Ainsi, la toxine botulique est reconnue comme un traitement efficace, voire de première intention, des pathologies au cours desquelles on constate un trouble du tonus musculaire.
Le traitement consiste en l’injection de toxine botulique dans les muscles atteints, ce qui induit une paralysie partielle des muscles injectés, tout en laissant persister un fonctionnement normal. Cette toxine est un puissant neurotoxique bactérien produit par le clostridium botulinum, qui bloque la libération de neurotransmetteurs, l’acétylcholine, au niveau des synapses neuromusculaires striées, ou des terminaisons cholinergiques des muscles lisses ou des glandes exocrines, notamment salivaires et sudoripares. Les toxines A et B utilisées en clinique ont des modes d’action différents mais totalement réversibles. Les symptômes traités réapparaissent au bout de quelques mois il est alors nécessaire de procéder à des injections répétées pour maintenir le bénéfice.
Les injections se font dans le muscle, ou dans une glande sous repérage anatomique, électromyographique ou échographique afin d’obtenir la meilleure précision possible lors de l’injection. L’utilisation de la toxine botulique expose à des effets secondaires qui doivent être connus.

Cependant, le nombre de patients traités reste insuffisant en raison du faible nombre de praticiens neurologues maitrisant la technique. Il parait donc nécessaire de former davantage de neurologues aux techniques d’injections.

Les objectifs de la formation sont :

1) Savoir distinguer les différentes toxines utilisables en pratique clinique
2) Lister les troubles neurologiques susceptibles de bénéficier d’injections de toxine
3) Améliorer sa pratique d’injection de toxine botulique

Informations sur la formation DPC :

Référence de l’action : 11872200057
Sigle ODPC : ACFM
Identifiant ODPC : 1187
Profession(s) visée(s) : Médecin
Type d’action : Formation continue
Format de l’action : Mixte
Prix de vente en € : 283,00€
Effectif Maximum par Session : 40

Consultez et trouvez votre formation DPC sur le site officiel de l’Agence nationale du Développement Professionnel Continu

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